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Mythologie d'Inde

 
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ThierryM
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PostPosted: Tue 29 Jan - 22:13    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote

Après un regard sur les mythes égyptiens, regardons les mythes de l'inde... et commençons par l'épopée la plus connue de ces mythes : le Mahabharata, le plus grand poème mythologique indien et mondial, largement plus long que l'Iliade et l'Odyssée cumulée....
Le résumé de cette légende (que nous devons à Georges Dumézil) sera livrée en trois fois, compte tenu de sa longueur. Aujourd'hui, seul le premier chant, qui présente les personnages du reste de l'oeuvre sera évoqué

Chant I – Adiparvan « livre du commencement »
Au début du chant sont accumulées les légendes concernant l’auteur et le premier récitant légendaires du poème, puis les origines de la dynastie. Une sorte de préface contient à la fois un aide-mémoire des événements qui suivront et, pour les comprendre, un clé, trop souvent considérée comme secondaire, dont les démarches de la présente étude confirmeront au contraire l’importance : les personnages du Mahabharata, les principaux et beaucoup de secondaires, voire d’épisodiques, sont des êtres surnaturels, dieux et démons incarnées sur l’ordre de Brahma en vue de la grande guerre, celle-ci ayant pour objet providentiel de soulager la terre d’un surpeuplement qu’elle ne peut tolérer. Quant à la dynastie, si elle se rattacha à Bharata, fils de Dusmanta et de cette héroïne riche d’avenir littéraire qu’est Sakuntala, un autre ancêtre n’est pas moins notable, onomastiquement parlant : Kuru. Les deux partis ennemis, dans le poème, seront en effet également des Kaurava, « descendants de Kuru », ou plus brièvement des Kuru, mais le plus souvent ce nom sera réservé à l’un des deux, celui que nous appellerons, pour faire court, les « méchants » ; il y a là un ambiguïté dont il suffit d’être averti.
Seules les dernières générations de la dynastie sont importantes pour l’action. De la déesse Ganga, le roi Santanu a un fils, nommé d’abord Devavrata, puis Bhisma, qui est l’incarnation du dieu Dyu, « le Ciel ». Ce fils renonce à la fois à régner et à se marier, pour permettre à son père d’épouser une seconde femme dont il est épris et dont le tuteur pose au mariage ces deux conditions ; en remerciement, son père lui confère le privilège de ne mourir que lorsqu’il le voudra ; ce qui lui permet de traverser trois générations sans apparemment perdre de sa force.
Bhisma est d’abord, à la mort de son père, le tuteur de ses deux demi-frères nés du second mariage. Ceux-ci, Citrangada et Vicitravirya, règnent successivement et meurent tous deux jeunes, sans enfants. Pour assurer la durée de la dynastie, Bhisma et la reine mère font procréer des enfants pour le compte du mort par un ascète vénérable, mais hirsute, Vyasa, d’ailleurs fils secret de la reine mère. Les deux veuves de Vicitravirya se prêtent à ce devoir, mais l’effroi que leur cause leur partenaire a des conséquences : le fils aîné, Dhrtarastra, naît aveugle parce que sa mère a fermé les yeux pendant l’étreinte ; le second, Pandu, naît pâle, blanc (c’est le sens de son nom), parce que sa mère a pâli ; le troisième, Vidura, doit le jour à une ruse : ne voulant pas subir une nouvelle fois l’épreuve, la première reine a envoyé à sa place une servante, une sudra, femme de la dernière classe ; l’enfant est donc bâtard, sang-mêlé, ce qui ne l’empêche pas d’être le dieu Dharma incarné.
De ces trois fils disgraciés, seul le second, le moins atteint, est apte à régner. Il règne en effet, après que Bhisma lui a fait épouser deux femmes, Kunti et Madri. Règne étrange et court : après une série de guerres punitives contre ses voisins, Pandu rentre chargé de gloire mais, au lieu de demeurer dans sa capitale, Hastinapura, il vit dans les forêts voisines avec ses deux femmes, et c’est de là, par un va-et-vient de messagers, qu’il dirige son royaume. Un jour, à la chasse, il blesse mortellement un ascète qui avait pris la forme d’une gazelle pour se livrer aux plaisirs de l’amour ; l’ascète le maudit et le condamne à mourir lui-même dans le premier embrassement qu’il se permettra. Décidé à ne s’en permettre aucun, Pandu doit et veut portant donner des héritiers à la dynastie. Par chance, sa première femme, Kunti, dispose d’un moyen exceptionnel : dans sa première jeunesse, un brahmane envers qui elle s’était bien conduite lui a donné un mantra, une formule, par laquelle elle peut faire apparaître le dieu de son choix et concevoir de lui un enfant. Sur l’ordre de son mari, elle convoque donc successivement Vayu et Indra ; ils lui donnent des fils qui reçoivent les noms de Yudhisthira, Bhima et Arjuna. Elle permet ensuite à la seconde femme de Pandu de se servir de la formule ; Madri convoque les deux jumeaux divins, les Asvin, qui lui donnent, un an après la naissance d’Arjuna, deux fils également jumeaux, nakula et Sahadeva. Ces cinq garçons, réputés fils de Pandu, seront appelés les Pandava : ce sont les « bons » héros centraux du poème. Peu après, Pandu ne peut résister à la beauté de Madri, l’enlace et meurt. Madri monte sur le bûcher de son mari, après avoir confié ses fils à Kunti.
L’aveugle Dhrtarastra, frère aîné de Pandu, marié de son côté à la princesse Gandhari, n’a pas eu moins de cent fils, nés de façon peu appétissante : d’une masse de chair d’abord conservée dans un puis divisée en cent parties. L’aîné, Duryodhana, venu au monde en même temps que Bhima naissait de Vayu, est l’incarnation d’un redoutable démon, Kali. Des présages menaçants accompagnent sa naissance et les sages conseillent à son père de l’immoler. Son père refuse, inaugurant une série de faiblesses qui entraîneront bien des malheurs.
Les deux groupes de cousin, les fils de Pandu et les fils de Dhrtarastra, grandissent ensembles, sous la double tutelle de leur grand-oncle Bhisma et de l’aveugle Dhrtarastra, avec d’éminents précepteurs, dont le principal est Drona, c’est-à-dire le dieu Brhaspati incarné. Très tôt, Duryodhana manifeste ses mauvaises dispositions. Yudhisthira, quand il sera en âge, doit normalement succéder à son défunt père et être roi, mais Duryodhana ne se résigne pas. Il tend des pièges aux Pandava et réussit presque, une fois, à faire périr Bhima. Grâce à d’heureux hasards, grâce aussi à l’oncle bâtard, à Vidura, qui devine et comprend tout, les Pandava survivent. Ils échappent même, par la prévoyance de Vidura, à l’incendie de la « maison de laque », où Duryodhana, avec le consentement de son lamentable père, espérait les brûler vifs. L’aveugle déplore ces querelles, ces injustices, ces crimes ; Bhisma, Vidura, Drona le pressent de résister à Duryodhana : il n’en a pas la force et laisse faire.
Pendant le temps que les Pandava passent incognito dans une forêt, avec leur mère, après s’être enfuis de la maison de laque, Arjuna conquiert, à un svayamvara, la main de la princesse Draupadi, incarnation de la déesse Sri. Il l’emmène à la forêt. Entendant ses pas et pensant qu’il n’apporte que de la nourriture, Kunti s’écrie : « Jouissez-en tous, en commun ! » La parole d’une mère est un ordre irrévocable : en conséquence, Draupadi n’appartiendra pas au seul Arjuna, mais, si scandaleuse que soit ce régime au regard de la morale arya, devient la femme commune des cinq frères.
Cependant, la nouvelle du salut des Pandava s’est répandue. Par diverses entremises, un arrangement est conclu : Yudhisthira reçoit la moitié du royaume et s’y construit une capitale, Indraprastha. Sur ces entrefaites, pour se punir d’avoir, dans un cas de force majeure, enfreint un ordre de son aîné le roi, Arjuna s’exile : cette pénitence dure douze ans et comporte plusieurs aventures fameuses, longuement racontées.


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ThierryM
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PostPosted: Thu 31 Jan - 22:49    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote

Deuxième partie : la guerre

Chant II – Sabhaparvan « livre du palais »
Arjuna rejoint ses frères ; l’artisan Maya, qu’il a sauvé d’un incendie, l’accompagne et construit pour Yudhisthira un palais magnifique. Yudhisthira y célèbre le grand sacrifice du rajasuya, ou consécration royale. Invités à cette fête, les cousins Kaurava invitent en retour les Pandava à Hastinapura. C’est alors que Duryodhana imagine le méfait le plus lourd de conséquences. Il extorque à son père l’autorisation de provoquer Yudhisthira à une partie de dés, mais avec un dé magiquement truqué. Yudhisthira, c’est la seule faiblesse de cet homme si pur, est féru de ce jeu. Averti par Vidura de ce qui l’attend, il se rend néanmoins à la convocation de son oncle et joue, ayant pour partenaire un complice de Duryodhana. Il perd successivement ses trésors, son merveilleux palais, son royaume, ses frères, leur femme. Celle-ci est sauvée de justesse par l’excès même de l’insolence de Duryodhana et de ses frères : sensible aux prières de la malheureuse, Dhrtarastra a un sursaut d’énergie et fait annuler tous les résultats de la partie frauduleuse. Mais peu après, il en autorise une seconde, où, de nouveau, Yudhisthira perd tous les enjeux. Cette fois, c’est définitif : vaincu, le pacte qu’il a accepté le condamné à vivre douze ans dans la forêt, avec ses frères et leur femme commune, et à passer une treizième année où il voudra, mais dans l’incognito.

Chant III – Vanaparvan « livre de la forêt »
Bien que l’action y avance peu, c’est, avec 17500 distiques, le chant le plus long du poème. Il est surtout rempli par quantité d’histoires que les ermites de la forêt viennent conter aux Pandava : la plus célèbre est celle des malheurs et de la revanche de Nala, autre victime du jeu de dés, et de Damayanti, sa femme. Un seul incident important : le roi Jayadratha ose enlever Draupadi ; les cinq frères le poursuivent, et l’ayant vaincu, lui laissent la vie sauve – dont il usera pour s’allier à leurs ennemis.

Chant IV – Virataparvan « livre de Virata »
C’est la treizième année, celle de l’incognito imposé : s’ils se laissent découvrir, les Pandava et Draupadi devront recommencer douze ans d’exil dans la forêt. Ils se rendent donc chez le roi Virata et, sous divers déguisements, entrent à son service. Draupadi déjoue les insolentes entreprises d’un général du roi, que Bhima, sans se démasquer, met à mort. Toujours sans se mettre dans le cas d’être reconnus, les Pandava sauvent le roi Virata d’une double invasion, la deuxième étant le fait des Kaurava, c’est-à-dire de leurs propres cousins : répétition générale du drame guerrier qui se développera entre le VIè et le IXè chant.
Quand l’année est accomplie, les Pandava révèlent leur identité. Reconnaissant, ébloui, Virata offre sa fille Uttara en mariage à Arjuna, qui l’accepte, mais pour Abhimanyu, le fils qu’il a eu de la sœur de Krsna. Car si Krsna, incarnation de Visnu, est déjà plusieurs intervenus providentiellement dans les épreuves subies par les Pandava, qui sont ses lointains parents, ce n’est qu’à partir du chant suivant qu’il prend auprès d’eux son plein rôle de protecteur et devient un des principaux personnages du poème.

Chant V – Udyogaparvan « livre des préparatifs »
Leur exil fini, les conséquences du jeu effacées, les Pandava font valoir leur droit, prêts d’ailleurs à se contenter, pour tout royaume de cinq villages. Krsna est leur ambassadeur. Par deux fois, il se rend à Hastinapura. Il y trouve Dhrtarastra, Bhisma, Drona, et naturellement Vidura, favorables à un accord et partisans de la paix ; mais toutes les instances – c’est le livre des discours – se brisent sur le refus inflexible de Duryodhana. La guerre est inévitable.
Des foules d’alliés accourent, d’immenses armées se concentrent de part et d’autre. Bhisma accepte d’être le généralissime de ce Duryodhana dont il proclame hautement les torts, à condition toutefois de n’avoir à tuer aucun de ses neveux non plus qu’un étrange personnage, Sikhandin, fille transformée en garçon, qui le poursuit d’une haine inexpiable. Chez les Pandava, Dhrstadyumna, frère de Draupadi et incarnation du dieu feu, Agni, sera généralissime et Krsna se fait cocher du char d’Arjuna, mais avertit qu’il ne combattra pas.

Chant VI – Bhismaparvan « livre de Bhisma »
Le commandement de Bhisma dure les dix premiers jours de cette bataille curieusement réglée : on s’affronte le matin et l’après-midi, tandis que, pendant les pauses, on se visite courtoisement, respectueusement, de camp à camp. Mais l’auteur du poème ne prend pas à son compte la narration des événements guerriers : c’est un long récit que fait à l’aveugle Dhrtarastra un ami fidèle qu’un ascète puissant a doué pour la circonstance de la double vue.
Avant les premiers combats, déjà sur son char, Arjuna, désespéré de cette lutte fratricide, tombe dans un profond découragement ; son cocher Krsna l’en tire par des enseignements philosophiques sur l’action et sur le désir, sur les apparences et sur la réalité, et finalement se révèle pour ce qu’il est, Visnu, sauveur du monde : c’est la Bhagavad-Gita.
Les exploits qui remplissent ces dix journées sont beaux et intéressants mais ne nous serviront pas ici. Le soir de la neuvième, Bhisma lui-même découvre à Yudhisthira le seul moyen de le tuer, c’est-à-dire, étant donné son privilège, de le faire consentir à mourir : il suffira qu’on lui oppose l’homme-femme Sikhandin, contre lequel il a décidé de ne pas se défendre. En conséquence, le dixième jour, profitant de ce renseignement et s’abritant derrière Sikhandin, Arjuna et ses compagnons abattent le grand-oncle à coups de flèches. Mais Bhisma, mortellement blessé, déclare qu’il ne mourra pas tout de suite : tenu au-dessus de la terre, comme sur un lit, par les flèches dont il est hérissé, il assistera d’abord à la fin des combats.

Chant VII, VIII, IX – Dronaparvan, Karnaparvan, Salyaparvan
Trois généralissimes se succèdent à la tête des « méchants » et meurent chacun à la fin (le troisième, au milieu) du chant qui porte son nom : le précepteur Drona ; puis Karna, qui est un frère aîné, méconnu, des Pandava, que Kunti toute jeune avait enfanté du dieu Soleil grâce à la même formule qui devait lui permettre plus tard d’évoquer Dharma, Vayu et Indra ; enfin Salya, l’oncle maternel des deux derniers Pandava, des jumeaux, qui s’est engagé pourtant dans le parti adverse.
Ces chants sont remplis de duels formidables ; les deux plus importants sont, à la fin du huitième chant, celui, fatal à Karna, qui l’oppose à Arjuna ; à la fin du neuvième, celui de Duryodhana et de Bhima : d’un coup peu loyal, mais autorisé par Krsna, et, selon l’engagement qu’il avait pris après la partie de dés félonne, Bhima brise les cuisses de son adversaire. Une fois Duryodhana vaincu et couché à terre, ce qui reste de son armée se débande, la guerre est finie.


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ThierryM
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PostPosted: Sun 3 Feb - 15:24    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote

Troisième et dernière partie : Le règne des Pandava

Chant X – Sauptikaparvan « livre de l’attaque nocturne »
Trois guerriers de Duryodhana, les trois derniers, vengent sa défaite. Leur chef est Asvatthaman, fils de Drona et incarnation à la fois de Rudra-Siva, de la Mort, de la Colère et du Désir, et que pénètre par surcroît, au cours d’une scène fantasmagorique, le dieu Siva lui-même : dorénavant, Asvatthaman est Siva comme Krsna est Visnu. Alors que les guerriers des Pandava – ceux-ci et Krsna étant absents – s’abandonnent sans crainte au sommeil, Asvatthaman entre dans leur camp, avec une immense horde de monstres produits par Siva, et les massacre tous : Dhrstadyumna le généralissime, les Draupadeva, c’est-à-dire les cinq fils que Draupadi a donnés aux cinq Pandava, etc. Puis il rejoint ses deux compagnons qui montent la garde près de la porte et tous trois reviennent réjouir les derniers moments de Duryodhana par le récit de leur sinistre exploit. Après quoi, Asvattthaman disparaît dans la forêt.
Les Pandava et Krsna l’y rejoignent. Quand il les voit, il lance un projectile terrible, capable d’anéantir le monde. Mais Krsna et des ermites qui sont présents le neutralisent. Comme ce trait ne peut avoir été lancé en vain, Asvatthaman le détourne sur les embryons que les femmes des Pandava portent ou porteront dans leurs ventres, à quoi il ajoute le petit-fils d’Arjuna, encore à naître. Krsna le condamne alors à un exil de trois mille ans et console les Pandava en leur annonçant que, le jour venu, il ressuscita aussitôt l’enfant mort-né – ce qu’il fera au chant XIV.

Chant XI – Striparvan « livre des femmes »
Malgré tout ce qui est arrivé, l’aveugle Dhrtarastra et son épouse Gandhari se réconcilient avec leurs neveux vainqueurs, mais Gandhari maudit Krsna, qu’elle rend responsable de ses malheurs. Les femmes pleurent les morts, qui sont ensevelis solennellement

Chant XII & XIII – Santiparvan « livre de l’apaisement » & Anusasanaparvan « livre de l’enseignement »
Désespéré par tant de meurtres, Yudhisthira veut renoncer à une royauté trop chèrement reconquise et vivre en anachorète. Difficilement, ses frères, Krsna, plusieurs sages lui prouvent que son devoir est de régner. Il s’apaise et, au cours de ces deux livres immenses, reçoit du grand-oncle Bhisma, toujours tenu en l’air par les flèches dans un coin du champ de bataille, les leçons de théologie et de morale les plus variées : des apports d’époques diverses sont certainement venus gonfler ici la matière ancienne.

Chant XIV – Asvamedhikaparvan « livre du sacrifice du cheval »
Yudhisthira règne dans la paix, dans la justice, et même, malgré les millions de morts qu’a faits la bataille, dans la prospérité. Il est aidé par ses frères et par ses deux oncles, Dhrtarastra, à qui il témoigne les plus grands égards, et Vidura. Il célèbre le sacrifice du cheval (asvamedha), longuement décrit.

Chant XV – Asramavasikaparvan « livre du séjour à l’ermitage »
Après avoir collaboré quinze ans avec leur neveu, Dhrtarastra et Vidura, ainsi que Gandhari, Kunti, mère des Pandava, et deux serviteurs se retirent dans la forêt. Au cours d’une visite que leur font les cinq frères, Vidura, déjà exténué par les exercices ascétiques, transvase littéralement son être dans Yudhisthira. Il n’y a rien d’étonnant à cela : Vidura est une incarnation du même dieu Dharma qui a engendré Yudhisthira. Quant à Dhrtarastra et ses à ses autres compagnons, ils périssent peu après dans l’incendie de la forêt : leurs feux sacrés ont embrasés les arbres ; une telle mort leur garantit le sort le plus enviable dans l’autre monde.

Chant XVI – Mausalaparvan « livre de la bataille à coups de massue »
C’est la fin de Krsna et de son peuple. Krsna est sous le coup de plusieurs malédictions, dont la dernière est celle qu’a prononcée Gandhari au Chant XI. Un jour que les Yadava – c’est le nom de son peuple – sont réunis, une querelle éclate, tous s’en mêlent. Il n’y a apparemment aucun danger : ils sont sans armes. Mais les roseaux qu’ils cueillent se transforment en massues et ils s’entretuent jusqu’au dernier. Seul survivant, Krsna est tué par la flèche d’un chasseur. Sa ville s’engloutit dans l’océan.

Chant XVII – Mahaprasthanikaparvan « livre de la longue marche »
Se sentant vieillir, Yudhisthira établit à sa place sur le trône son petit-neveu Pariksit, l’enfant mort-né et ressuscité. Puis, avec ses frères, Draupadi et un chien fidèle, il marche longtemps, longtemps, jusqu’au-delà de l’Himalaya, en direction des Paradis. Draupadi, puis les jumeaux, puis Arjuna, puis Bhima tombent sur le chemin. Seul Yudhisthira arrive au terme du voyage, avec le chien, qui se découvre être Dharma, son propre père.

Chant XVII – Svargarohaparvan « livre de la montée au Paradis »
Dans les diverses parties de l’autre monde, Yudhisthira retrouve avec joie ses amis de la terre : les uns, dieux ou portions de dieux incarnés, ont repris leur place ; les autres, fils de dieux, sont assis près de leur père.



Remerciements à M. Georges Dumézil dont est tiré ce résumé (in Mythe et Epopée - Livre I)


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Bellywenn
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PostPosted: Wed 6 Feb - 17:42    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote



je n'ai pas ton courage tiM pour lire ce livr qui fait près de 12 000 pages environ 15X la bible et plus de 100 000 vers ... donc j'ai acheter le DVD du film de Peter Brook


Si tu me fais la danse orientale, je te mange comme un couscous.

http://isis-les7voiles.over-blog.com/


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yaëlle
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PostPosted: Mon 14 Apr - 14:40    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote

oui un peu long pour moi aussi pour la lecture , mais c'est tellement intérréssent!

le dvd et un bon compromis , tu l'as vu Bellywenn?


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ThierryM
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PostPosted: Mon 5 May - 19:31    Post subject: Mythologie d'Inde Reply with quote

Il existe des versions plus "courtes" comme celle-ci :

http://www.amazon.fr/Le-Mahabharata-tome-1/dp/2080704338


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